21 février 2009

J'aime Paris au mois de mai de Charles Aznavour

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J'aime Paris au mois de mai
Quand les bourgeons renaissent
Qu'une nouvelle jeunesse
S'empare de la vieille cité
Qui se met à rayonner
J'aime Paris au mois de mai
Quand l'hiver le délaisse
Que le soleil caresse
Ses vieux toits à peine éveillés

J'aime sentir sur les places
Dans les rues où je passe
Ce parfum de muguet que chasse
Le vent qui passe
Il me plaît à me promener
Par les rues qui s'faufilent
A travers toute la ville
J'aime, j'aime Paris au mois de mai

J'aime Paris au mois de mai
Lorsque le jour se lève
Les rues sortant du rêve
Après un sommeil très léger
Coquettes se refont une beauté
J'aime Paris au mois de mai
Quand soudain tout s'anime
Par un monde anonyme
Heureux de voir le soleil briller

J'aime quand le vent m'apporte
Des bruits de toutes sortes
Et les potins que l'on colporte
De porte en porte
Il me plaît à me promener
Dans les rues qui fourmillent
Tout en draguant les filles
J'aime, j'aime Paris au mois de mai

J'aime Paris au mois de mai
Avec ses bouquinistes
Et ses aquarellistes
Que le printemps a ramenés
Comme chaque année le long des quais
J'aime Paris au mois de mai
La Seine qui l'arrose
Et mille petites choses
Que je ne pourrais expliquer

J'aime quand la nuit sévère
Etend la paix sur terre
Et que la ville soudain s'éclaire
De millions de lumières
Il me plaît à me promener
Contemplant les vitrines
La nuit qui me fascine
J'aime, j'aime Paris au mois de mai

 

(Charles Aznavour / Pierre Roche)


 

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04 octobre 2008

Ô Paris mon ex...

 Au jardin des Buttes Chaumont
Picorent des tas de pigeons.
Affairés près des bouquinistes
Se pressent de nombreux touristes.

Mais sur les berges de la Seine
De longs baisers perdent haleine.
Au pied de notre tour Eiffel
Se fixent tous les yeux au ciel.

Ô Paris mon ex… je t’aimais.

Quelques amoureux de « Peynet »
Se languissent au Châtelet.
Sur les grands boulevards y traîne
Hélas trop de misère humaine.

En hiver, les « restos du cœur »
Distribuent un peu de chaleur.
L'été, à la place du Tertre
S'exposent des toiles de maître.

Ô Paris mon ex… je t’aimais.

La fontaine des Innocents
Eclabousse certains passants.
Dans le quartier des Batignolles
Est versée à flot de la gnôle.

Le spectre de Victor Hugo
Te survole tel un oiseau.
Mallarmé  ainsi que Verlaine
Hantent encore les tavernes.

Ô Paris mon ex… je t’aimais

Mais notre amour s’en est allé
Les sentiments ont déserté
Je pars d'ici, triste et déçue
Paris mon coeur, je te salue.

Sophie Conord

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Posté par Sophie Conord à 23:08 - - Commentaires [1] - Permalien [#]