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Le monde poétique d'ETOILE-filante

Présentation de mes poèmes... L'écriture avec la peinture sont mes principales activités artistiques. Mais à la différence de la peinture, l'écriture s'est imposée à moi tout récemment, depuis mon installation à la campagne en Seine-et-Marne.

Par respect pour notre travail, pas de vol, pas de plagiat

Toute reproduction, même partielle, est interdite sans l'autorisation de l'auteur

Stop plagiat

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Brillante étoile, que n'ai-je ta constance ? (John Keats)

11 septembre 2011

Tsunami et attentat du 11 septembre

 

Que ce soit les éléments ou les hommes, leur déchaînement  peut atteindre des sommets...(S.C)

 

Posté par Sophie Conord à 11:59 - Coin vidéo - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#] -



Le cancre -Jacques Prévert-

Photo de Doisneau - L'écolier

Le cancre

Il dit non avec la tête
il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu'il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
 soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec des craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur

Jacques Prévert

Posté par Sophie Conord à 11:31 - Auteurs classiques - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#] -

31 août 2011

Comme en apesanteur

 

 La source même de mes rêves est tarie

Depuis que tu es entrée au cours de ma vie.

Mon bonheur va bien au-delà l’horizon

De ce qu’avait pu imaginer ma raison.

*

 Dans mes rêves les plus fous, comme en un rayon,

La réalité a dépassé la fiction

Et je ne veux que cette réalité sage

Dévoile un insupportable décalage.

*

 L’influente spéculation de mon amour

Sur ton image ne doit être vaine ou floue.

L’objet de mon rêve n’est plus d’une inconnue

Mais de ce que, dans l’espace, tu es devenue.

 *

 L’idéal de ma vie est bien réel, en chair

Et c’est toi que je veux en épure légère.

Tu es entrée dans le firmament de mes rêves

Et ton ingérence les hante, les entrave.

*

Tu les hantes au centre du secret absolu

Et tu me plonges dans les abîmes d’un tourment

Tout aussi étrange qu’il peut être fascinant.

Ô sanctuaire d’émanations méconnues !

 *

 Aussi fréquentes que soient tes apparitions,

Je n’ai décelé qu’une vague impression

De l’image imprécise de ta personne.

C’est à peine si j’ai pu deviner tes formes.

 *

 C’est à peine si ton visage, je soupçonne

Et, c’est pour moi une énorme déception

De ne pouvoir donner forme à ta vision.

Fleur qui s’ouvre au vent, à toi, mon anémone.

 *

 

Posté par berndt à 15:12 - Poésie de berndt - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#] -

26 août 2011

La tendresse -Bourvil-

 

La tendresse

On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y'en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas

On peut vivre sans la gloire
Qui ne prouve rien
Etre inconnu dans l'histoire
Et s'en trouver bien
Mais vivre sans tendresse
Il n'en est pas question
Non, non, non, non
Il n'en est pas question

Quelle douce faiblesse
 Quel joli sentiment
Ce besoin de tendresse
Qui nous vient en naissant
Vraiment, vraiment, vraiment

Le travail est nécessaire
Mais s'il faut rester
Des semaines sans rien faire
Eh bien... on s'y fait
Mais vivre sans tendresse
Le temps vous parait long
Long, long, long, long
Le temps vous parait long

Dans le feu de la jeunesse
Naissent les plaisirs
Et l'amour fait des prouesses
Pour nous éblouir
Oui mais sans la tendresse
L'amour ne serait rien
Non, non, non, non
L'amour ne serait rien

Quand la vie impitoyable
Vous tombe dessus
On n'est plus qu'un pauvre diable
Broyé et déçu
Alors sans la tendresse
D'un coeur qui nous soutient
Non, non, non, non
On n'irait pas plus loin

Un enfant vous embrasse
Parce qu'on le rend heureux
Tous nos chagrins s'effacent
On a les larmes aux yeux
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu...
Dans votre immense sagesse
Immense ferveur
Faites donc pleuvoir sans cesse
Au fond de nos coeurs
Des torrents de tendresse
Pour que règne l'amour
Règne l'amour
Jusqu'à  la fin des jours.

Bourvil 

Posté par Sophie Conord à 20:36 - Paroles et musiques - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#] -

A quoi servent les mots ? (ancien poème modifié)

 

*

A la Saint Valentin, magnifique jour,
A quoi servent les mots ?...

Prouver, à ta bien-aimée, tout ton amour
Restera le plus grand de tes maux.
Le remords te ronge le coeur sans pitié.
Quel voeu désires-tu prononcer ?
Qu'attends-tu de cette journée bénie ?
Elle t'a quitté pour une autre vie.

A la Saint Valentin, magnifique jour,
A quoi servent les mots ?...

Qu'elle revienne pour sécher tes larmes.
Dans le chagrin, tu tombes et retombes.
Revenir en arrière... il ne faut pas rêver !
Les regrets ne pourront rien changer.
A présent, des idées noires t'enfument l'esprit.
Elle t'a quitté pour d'autres envies.

A la Saint Valentin, magnifique jour,
A quoi servent les mots ?...

Ta belle reste sourde à tes appels.
Tous ces souvenirs partagés auprès d'elle,
Tous ces instants magiques t'interpellent.
Malgré la ferveur de tes écrits,
Ta princesse ne souhaite plus te mentir.
Elle t'a quitté pour un autre ami.

A la Saint Valentin, magnifique jour,
A quoi servent les mots ?...

Tu te demandes :"Ah ! si j'avais su..."
Mais finalement, à quel moment l'as-tu déçu ?
A son égard, as-tu manqué de preuves d'amour ?
Tu te tortures mais il est déjà trop tard.
Désormais ta vie ressemble à un gouffre sans fond.
Elle t'a quitté et te laisse meurtri.

A la Saint Valentin, magnifique jour,
Il faut plus que des mots.

*

Sophie Conord

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Copyright : UTKL1B8

 

Posté par Sophie Conord à 19:22 - Prose - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#] -

25 août 2011

L'isolement -Alphonse de Lamartine-

 

 

L'isolement

Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
Au coucher du soleil, tristement je m'assieds ;
Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à mes pieds.

Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ;
Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ;
Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
Où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
Le crépuscule encor jette un dernier rayon ;
Et le char vaporeux de la reine des ombres
Monte, et blanchit déjà les bords de l'horizon.

Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
Un son religieux se répand dans les airs :
Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts.

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N'éprouve devant eux ni charme ni transports ;
Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts.

De colline en colline en vain portant ma vue,
Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
Je parcours tous les points de l'immense étendue,
Et je dis : " Nulle part le bonheur ne m'attend. "

Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
Vains objets dont pour moi le charme est envolé ?
Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé !

Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
D'un oeil indifférent je le suis dans son cours ;
En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève,
Qu'importe le soleil ? je n'attends rien des jours.

Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière,
Mes yeux verraient partout le vide et les déserts :
Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire;
Je ne demande rien à l'immense univers.

Mais peut-être au-delà des bornes de sa sphère,
Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
Ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux !

Là, je m'enivrerais à la source où j'aspire ;
Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour,
Et ce bien idéal que toute âme désire,
Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour !

Que ne puîs-je, porté sur le char de l'Aurore,
Vague objet de mes voeux, m'élancer jusqu'à toi !
Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore ?
Il n'est rien de commun entre la terre et moi.

Quand là feuille des bois tombe dans la prairie,
Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons ;
Et moi, je suis semblable à la feuille flétrie :
Emportez-moi comme elle, orageux aquilons !

Alphonse de Lamartine

 

Posté par Sophie Conord à 13:19 - Auteurs classiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#] -

23 août 2011

Within Temptation - Utopia (feat. Chris Jones)

L’utopie est la vérité de demain. "Victor Hugo"

 

Posté par Sophie Conord à 19:35 - Coin vidéo - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#] -

21 août 2011

La bohème -Charles Aznavour-

 

La bohème

Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ses lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l'humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C'est là qu'on s'est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posais nue

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu'un jour sur deux

Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d'y croire
Et quand quelque bistro
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l'hiver

La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie

Souvent il m'arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d'un sein
Du galbe d'une hanche
Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'asseyait enfin
Devant un café-crème
Epuisés mais ravis
Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime la vie

La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l'air du temps

Quand au hasard des jours
Je m'en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts

La bohème, la bohème
On était jeunes, on était fous
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout

Charles Aznavour

 

Posté par Sophie Conord à 14:24 - Paroles et musiques - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#] -



Vous pouvez consulter ICI ma BLACKLIST des sites coupables de plagiat ou de vol

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